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Le mot du président / édito

Le mot du président

La notion de culture permet de penser l’HUMANITé dans sa diversité, me semble-t-il. Du moins ce chemin du possible peut être parcouru.
Je vous parle à toutes et tous, citoyens, spectateurs, publics ... Mais surtout, je parle à chacune et chacun d’entre vous.
Dans cette période si particulière, créons du désir par la pensée, la poésie, ... Vivons et faisons vivre pleinement les arts vivants.
«L’art, expression de la société, exprime, dans son essor le plus élevé, les tendances les plus avancées : il est précurseur et révélateur.
Or pour savoir si l’art remplit dignement son rôle d’initiateur, si l’artiste est bien à l’avant garde, il est nécessaire de savoir où va l’humanité.»
Gabriel-Désiré Laverdant

Venez, revenez nombreux au spectacle, il nous faut nous rencontrer, échanger, rire et pleurer, réfléchir, nous grandir encore et encore dans la fraternité.

Jacques Meister

Édito

« Then, what are we fighting for ? »
Citation attribuée à Winston Churchill

Durant la Seconde Guerre mondiale, des députés à la Chambre des communes du Royaume-Uni, afin de contribuer à l’effort de guerre, réclamaient que soit abolie toute subvention à l’art et à la culture afin de renforcer l’arsenal militaire utilisé pour combattre le IIIe Reich. Toujours suave, Churchill avait répondu par une question :
« Alors, pour quoi nous battons-nous ? ».

En temps de crise, se repose chaque fois la question de ce qui fait société, de ce qui fonde nos liens, notre appartenance à un projet commun. Chaque fonction est importante et l’épidémie nous a rappelé combien chaque rouage de notre organisation sociale est essentiel à la survie de l’ensemble. Soins, transports, logistique, accompagnement des anciens, maintien de l’ordre mais aussi restauration, tourisme, culture, éducation et divertissement font partie des domaines parfois mal reconnus et qui ont montré leur importance. Il ne s’agit donc plus d’opposer, comme on a pu l’entendre trop souvent l’utile et l’inutile, le productif et « l’improductif », le corps et l’esprit. Nous mangeons et nous rions, nous avons besoin de soins et de liens avec les autres, nous avons besoin de connaissances et nous avons besoin de rêver. Pour échapper à la solitude, à l’ angoisse de l’avenir, au seul pragmatisme qui nous assèche, nous avons besoin de divertissements. Nous avons besoin de réflexion et de partage autant que de santé, de sécurité et de nourriture. Dans les temps troublés qui nous sont annoncés, il ne faut pas renoncer à cette part mystérieuse de nous-même, celle de l’imaginaire, du plaisir, du spectacle, des lieux de rassemblements festifs. Ce serait renoncer à ce qui donne du sens à notre société, à ce qui nous permet de la transformer en évitant la violence, à élaborer qui nous sommes individuellement et collectivement. Les lieux d’imaginaire, de joie, de rencontre et de partage nous seront indispensables pour nous tenir debout et solidaires.

Marc Toupence