5 Avr 2022

Apéro-philo n°6 : La fiction peut-elle être immorale ?

Apéro-philo
En écho au spectacle Bovary Thème : « Peut-on encore aborder certaines œuvres artistiques ou littéraires sans mauvaise conscience ? »
Entrée gratuite
Animé par Laurent Desplancques
A partir d’un thème choisi en lien avec certains spectacles, la discussion s’engage autour d’un verre de vin, et, en toute convivialité, la philosophie « à hauteur d’homme » vient pimenter ou adoucir nos échanges... Cet exercice d’intelligence collective vous tente ? Les apéros-philo du Pilier vous attendent !
5 Avr 2022 - 18:30 - Espace la Savoureuse - 7 rue des casernes - Giromagny
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Apéro-philo n°6 : La fiction peut-elle être immorale ?
En écho au spectacle Bovary Thème : « Peut-on encore aborder certaines œuvres artistiques ou littéraires sans mauvaise conscience ? »

1) Le philosophe interroge souvent la création artistique ou encore la réception de l’art ; y a-t-il une norme du goût (bon ou mauvais) ? Platon ou Kant ont largement contribué à apporter des réponses à ces questions. Mais la philosophie – de saint Augustin à Kant et Nietzsche jusqu’à Hannah Arendt – se questionne également sur notre rapport au Mal et sur la mauvaise conscience qui découle de certaines situations.


Notre apéro-philo abordera ces deux questions en tentant de les articuler autour du duo « œuvres d’art et mauvaise conscience » comme lorsque nous sommes confrontés à des auteurs antisémites ou fascistes ou à des œuvres pornographiques ou sadiques.
Mais, une œuvre artistique ou littéraire a-t-elle pour vocation d’être morale ? D’où vient cette mauvaise conscience qui nous envahit devant certaines œuvres ?


2) Le second temps de nos échanges portera sur les conséquences actuelles de notre rapport à la mauvaise conscience. Peut-on (et doit-on ?) encore tout dire ou est-on tenté par l’auto-censure ? Le mouvement « woke » (héritier de la « déconstruction » chère à Jacques Derrida notamment) va-t-il nous obliger à tout nous interdire au risque d’être confrontés au moralement correct ou à la « cancel culture » ? Où chercher la solution ? Dans le courage de la liberté de pensée (« Sapere aude » – aie le courage de ton propre entendement ! nous disait Kant) ou dans l’a-moralisme nietzschéen ?
Nous dégusterons sans mauvaise conscience un vin qui pourrait être classé parmi les œuvres d’art…