23 Nov 2021

Apéro-philo n°3 : Parle-t-on parce qu’on pense ou pense-t-on parce qu’on parle?

Apéro-philo
En écho au spectacle La convivialité Thème : Comment fabrique-t-on de la pensée ? Une certaine philosophie du langage et de la réflexion (ou l'inverse...).
Entrée gratuite
Animé par Laurent Desplancques
A partir d’un thème choisi en lien avec certains spectacles, la discussion s’engage autour d’un verre de vin, et, en toute convivialité, la philosophie « à hauteur d’homme » vient pimenter ou adoucir nos échanges... Cet exercice d’intelligence collective vous tente ? Les apéros-philo du Pilier vous attendent !
23 Nov 2021 - 18:30 - Espace la Savoureuse - 7 rue des casernes - Giromagny
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Apéro-philo n°3 : Parle-t-on parce qu’on pense ou pense-t-on parce qu’on parle?
En écho au spectacle La convivialité Thème : Comment fabrique-t-on de la pensée ? Une certaine philosophie du langage et de la réflexion (ou l'inverse...).

1) Le sens commun aime à se moquer de la philosophie qui s’interroge sur des questions du genre : « Est-ce la poule qui a créé l’œuf, ou l’œuf qui a créé la poule ? » et c’est dans ce type de cercle que risquent de s’enfermer les réflexions soulevées aujourd’hui par les neurosciences : « Est-ce la pensée qui a créé le cerveau, ou le cerveau la pensée ? »

Avant de s’enfoncer dans les méandres de notre pensée – de notre cerveau uniquement ? – nous nous demanderons ce que signifie réellement penser ? La déduction, la compréhension, l’analogie ou encore l’imagination sont-elles d’autres manières de nommer la fonction de penser ? Et rêver, est-ce penser ? Est-ce tout notre corps qui pense ?


2) Chez Nietzsche, le langage renvoie à une métaphysique et nos concepts – de simples mots plus que de réelles pensées pour lui – nous font croire à une illusion inhérente à tout langage.

De plus, au premier abord, les verbes “penser” et “parler” semblent renvoyer à deux capacités distinctes de l’être humain. D’un côté une activité de l’esprit et de l’autre une capacité à articuler des paroles, à prononcer les sons ou à utiliser les mots du langage vocalement ou encore gestuellement.


Intuitivement, l’ordre d’apparition des deux termes semble évidente. Il faudrait d’abord penser, pour ensuite exprimer cette pensée en acte, la communiquer à autrui. Ainsi, le fait de parler apparaît comme dépendant de celui de penser. Pourtant, est-il possible de s’en tenir à une telle conception ?


Quoi qu’il en soit, le vin qui nous accompagnera dans notre voyage à travers la pensée sera lui aussi « cérébral »…